Le Québec innove beaucoup dans l’organisation mais pas assez dans les technologies (produits et procédés). La Province est en perte de vitesse alors que sa part du PIB consacrée à la R-D ne cesse de diminuer, ayant chuté de 2,79% en 2002 à 2,27% en 2012. Cette baisse est toutefois attribuable en grande partie à la crise économique et financière qui sévit depuis 2009. Voici les principaux constats que l’on peut tirer de la dernière étude sur le sujet réalisée par Statistique Canada.

Pourtant, des statistiques publiées dans la 6e édition du baromètre industriel de STIQ (Sous-traitance industrielle Québec), démontre clairement que la performance des PME est étroitement liée aux investissements en R-D de produits ou de procédés. Alors où le bât blesse?

Un écosystème d’innovation bien garni mais peu exploité

Si parfois les capacités à innover en interne manquent aux entreprises, ce n’est pas les options qui manquent pour entreprendre des collaborations externes sur des projets de recherche appliquée voir même acquérir des connaissances et des technologies.

Centres collégiaux de transfert de technologie, sociétés de valorisation et bureaux de liaisons universitaires, organismes à but non lucratif chargés de nouer des partenariats entre chercheurs et entreprises… Les initiatives pour rapprocher la recherche et l’industrie se sont multipliées ces quinze dernières années et disposent pour la plupart de leviers financiers intéressants tels que des crédits d’impôt et des programmes de subvention à la recherche en partenariat avec l’industrie.

À ce propos, nous vous invitons à consulter la section Ressources disponibles sur notre site Web.

Malgré tout, le monde des affaires ne connaît pas bien l’offre en place et s’avance timidement vers un monde universitaire longtemps jugé concentré sur la recherche fondamentale et hermétique à la recherche appliquée nécessitant un respect des impératifs de temps, de prix et de commercialisation.

Selon le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion : « il faut démystifier la recherche auprès des PME qui n’ont pas de tradition en matière de R-D ou qui imaginent les chercheurs dans leurs tours d’ivoire, tout en pensant qu’elles ne verront pas les résultats concrets de la recherche avant plusieurs années. »

Surtout que les PME québécoises ont énormément de bénéfices à tirer de collaborations avec des partenaires externes comme en témoignent les chiffres présentés ci-dessous.

inno_qc_6

Vers qui se tourner principalement au Saguenay─Lac-Saint-Jean?
Vers qui se tourner au Québec?

Sources :